Les projets urbains et transports autour de la gare sont sur les rails depuis plusieurs années. Ces dossiers complexes font intervenir de multiples partenaires.
Où en est-on?
Le point avant les premiers changements prévus entre 2012 et 2014.
La gare ne sera pas déplacée. «Les partenaires, en particulier la SNCF, ne sont plus sur l'idée de raser la gare SNCF et d'en construire une plus grande pour absorber les nouveaux flux de voyageurs dans les années à venir. Il n'y aura pas plus de déplacement de la gare. Elle conservera globalement sa physionomie actuelle même si le bâtiment en L, qui héberge notamment la Mission locale et les sociétés de location de voitures, pourrait évoluer. Même s'il faut trouver le moyen de la tourner plus vers le centre-ville à l'Ouest», signifie l'adjoint à l'urbanisme Daniel Le Bigot. Montée en charge progressive. «Les projections statistiques nous disent que l'arrivée de la LGV et de TGV supplémentaires va doubler la fréquentation de la gare, de 800.000 voyageurs par an actuellement à 1,6million d'ici à 2020. Ce doublement ne va pas se faire en 2014-2015, si bien que l'espace gare se révèle bien proportionné. Il faut cependant l'adapter, en particulier pour rendre tous les quais accessibles aux personnes àmobilité réduite», justifie l'éluécologiste. Pôle multimodal. «En fait, dans l'aspect ?transports? du dossier, c'est bien plus la nécessité de renforcer les liens entre la gare et les transports urbains et interurbains qui nous guident», signifie Daniel Le Bigot. «Plus que la montée en puissance des TGV, c'est celle des TER qui apparaît la plus sensible. La Région parle, par exemple, de passer de six à douze allers-retours entre Quimper et Brest. Or, cette volonté affirmée de la Région coïncide avec celles de Quimper-Communauté de développer les transports urbains et celle du conseil général de faire monter en charge les transports interurbains», décrit-il. «Ça signifie qu'il faut repenser l'articulation entre les modes de transports et de déplacements ? y compris les voitures, les taxis, les vélos et piétons ? dans le secteur. Et l'espace de ce grand changement est compris entre les façades de la gare et des immeubles qui lui font face. La gare routière, les parkings actuels vont changer de place. Pourquoi ne pas envisager un nouveau parking à étages à l'emplacement de la Sernam par exemple?», complète l'élu. Le projet urbain. «Cet ensemble-là du parvis de la gare, inclus dans un concept de gare-parc avec des aménagements paysagers, ne fonctionnera que s'il est bien connecté avec les futurs sites propres pour bus sur les quais de l'Odet. Car il faudra une fluidité la plus harmonieuse possible entre les gares SNCF et de transports urbains. Des urbanistes planchent sur le sujet pour pallier la rupture physique de l'îlot du Pont Firmin», expose Daniel LeBigot. Pas de passerelle. «L'hypothèse a été étudiée, mais il n'y aura pas de passerelle entre la gare et Gourmelen. Trop coûteuse et pas pertinente», tranche l'élu. Pas d'accès nord. «Les études en cours ne se penchent pas sur l'aménagement d'un véritable accès nord de la gare. Cela ne semble pas déterminant, même s'il faudra améliorer l'accès à la gare par le parking de la salle omnisports», explique-t-il.
• Propos recueillis par Bruno Salaün